La Hamilton Khaki Field Murph vient de sortir avec un nouveau cadran bleu
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Elle est devenue l’une des Hamilton les plus connues grâce à Interstellar. Douze ans après la sortie du film de Christopher Nolan, la Khaki Field Murph revient dans une nouvelle version au cadran bleu.
Hamilton ne bouleverse pas la recette : on retrouve le boîtier de 38 mm, le mouvement automatique H-10 et les grandes aiguilles cathédrale caractéristiques de la Murph. La nouveauté se concentre surtout sur ce cadran bleu aux nuances sombres, présenté par la marque comme une nouvelle expression « cosmique » de sa montre.
Un choix qui n’a évidemment rien d’anodin lorsqu’on connaît son histoire.
La Hamilton Murph bleue reste intimement liée à Interstellar
Avant d’être une montre que l’on pouvait acheter, la Murph était un accessoire de cinéma.
Hamilton l’avait créée spécialement pour Interstellar, sorti en 2014. Dans le film de Christopher Nolan, la montre est offerte par Cooper, interprété par Matthew McConaughey, à sa fille Murphy.
Et elle est loin d’être un simple accessoire posé au poignet d’un personnage.
La montre joue un rôle directement lié à l’intrigue du film. Sans entrer dans les détails pour ceux qui n’ont toujours pas vu Interstellar, elle devient un moyen de communiquer à travers le temps.
Les spectateurs s’y attachent au point qu’Hamilton finit par commercialiser une véritable Murph en 2019.
Le premier modèle mesure alors 42 mm et cache même le mot « Eureka » en morse sur l’aiguille des secondes, clin d’œil supplémentaire au film.
Face aux demandes pour une montre plus facile à porter, Hamilton décline ensuite la Murph en 38 mm.
C’est précisément ce format que la marque a choisi pour cette nouvelle version bleue.

Un cadran bleu « cosmique » qui change beaucoup la Murph
La Murph est historiquement associée à son cadran noir.
Hamilton prend donc finalement assez peu de risques avec cette nouvelle édition : plutôt que de modifier son boîtier ou ses proportions, la marque change essentiellement son visage.
Mais le résultat est suffisamment différent pour mériter qu’on s’y attarde.
Le nouveau cadran adopte un bleu profond avec une finition grainée, dont les nuances deviennent plus sombres à proximité de la périphérie.
Difficile de ne pas y voir une référence supplémentaire à l’espace. Hamilton explique d’ailleurs s’être inspiré du voyage d’une comète interstellaire pour cette nouvelle interprétation.
Le reste est beaucoup plus familier.
On retrouve les chiffres arabes, la minuterie chemin de fer et surtout les grandes aiguilles cathédrale qui donnent une bonne partie de son caractère à la Murph.
Les aiguilles et les index reçoivent du Super-LumiNova afin de rester lisibles dans l’obscurité.
C’est finalement une évolution assez simple, mais qui fonctionne bien : la Murph reste immédiatement reconnaissable sans donner l’impression qu’Hamilton s’est contenté de remplacer un cadran noir par un bleu uni.

38 mm : probablement le bon format pour la Murph
Hamilton conserve ici un boîtier en acier de 38 mm de diamètre.
Et c’est une bonne nouvelle.
La première Murph commercialisée après Interstellar mesurait 42 mm. Un diamètre cohérent avec l’esthétique d’une montre de terrain, mais qui donnait une présence assez importante au poignet.
Le passage à 38 mm a rendu le modèle nettement plus polyvalent.
Cette nouvelle Murph bleue mesure environ 11,1 mm d’épaisseur et conserve un entre-cornes de 20 mm.
Elle bénéficie également d’un verre saphir avec traitement antireflet et d’une étanchéité à 100 mètres.
On reste donc face à une vraie montre conçue pour être portée régulièrement et pas uniquement à une pièce destinée aux collectionneurs d’objets de cinéma.
Le calibre H-10 offre toujours 80 heures de réserve de marche
À l’intérieur, pas de surprise non plus.
Hamilton conserve son mouvement automatique H-10, devenu très courant dans la collection Khaki.
Son principal avantage au quotidien est sa réserve de marche de 80 heures.
Vous pouvez donc retirer la montre le vendredi soir, la laisser de côté pendant tout le week-end et avoir de bonnes chances de la retrouver encore en fonctionnement le lundi matin.
Le mouvement utilise également un spiral Nivachron, conçu notamment pour mieux résister aux effets des champs magnétiques.
Le fond transparent permet enfin d’observer le calibre.
Ce n’est pas le mouvement le plus spectaculaire visuellement de l’horlogerie suisse, mais dans cette gamme de prix, l’ensemble reste particulièrement cohérent : automatique, plus de trois jours d’autonomie et une montre suffisamment robuste pour être utilisée quotidiennement.

Cuir ou acier : la nouvelle Hamilton Murph commence à 995 €
Deux configurations sont proposées en France.
La Hamilton Khaki Field Murph 38 mm bleue sur cuir noir est affichée à 995 €.
Pour 1 075 €, elle reçoit un bracelet en acier qui lui donne une allure un peu plus sportive.
L’écart de 80 € entre les deux versions mérite d’ailleurs réflexion. À moins de vouloir absolument conserver l’esthétique très classique du cuir, la version acier peut être intéressante : un bracelet cuir compatible est généralement beaucoup plus simple à ajouter par la suite qu’un bracelet acier parfaitement intégré au modèle.
Dans les deux cas, nous restons sous la barre des 1 100 €.
Ce n’est plus vraiment une montre automatique suisse d’entrée de gamme, mais la Murph possède quelque chose que beaucoup de concurrentes à ce tarif n’ont pas : une histoire immédiatement identifiable.

Après L’Odyssée, Hamilton continue de miser sur le cinéma
Cette nouvelle Murph arrive dans une période assez particulière pour Hamilton.
Cet été, la marque a également dévoilé une Khaki Field Auto en bronze créée autour de L’Odyssée, le prochain film de Christopher Nolan.
Nous vous avions présenté en détail cette Hamilton x Odyssée lors de son lancement : boîtier en bronze de 42 mm, références à Ulysse, calibre H-10 et production limitée à 2 112 exemplaires.
La Murph joue toutefois dans un registre différent.
La montre de L’Odyssée est une édition limitée pensée comme un véritable objet de collection lié au film. La Murph est devenue, elle, un modèle permanent de la gamme Hamilton.
Et c’est probablement la meilleure illustration de la relation particulière entre Hamilton et le cinéma.
La marque ne se contente plus de faire apparaître ses montres dans des films. Certains de ces modèles finissent par avoir leur propre vie une fois sortis des salles obscures.

Faut-il préférer la Murph bleue à la noire ?
C’est probablement la vraie question derrière cette nouveauté.
Techniquement, la nouvelle version bleue n’apporte aucune révolution. Même diamètre, même mouvement H-10, même réserve de marche de 80 heures et même philosophie générale.
Le choix se fera essentiellement sur le cadran.
La Murph noire reste la plus fidèle à l’univers d’Interstellar. Elle possède également cette sobriété de field watch qui lui permet de fonctionner avec pratiquement n’importe quelle tenue.
La bleue est plus démonstrative.
Son cadran grainé et ses nuances cosmiques rendent davantage visible le lien avec l’espace tout en donnant une personnalité différente à une montre devenue très populaire.
Et c’est peut-être précisément ce qu’il fallait faire.
Hamilton aurait pu multiplier les références à Interstellar, ajouter des inscriptions ou transformer la Murph en produit dérivé. La marque s’est contentée de changer suffisamment son cadran pour proposer une autre interprétation de la montre.
Pour 995 €, cette nouvelle Murph reste donc ce qu’elle était déjà : une field watch suisse automatique, robuste et particulièrement facile à porter.
Simplement avec un peu plus d’espace au poignet.

