The Citizen dévoile deux montres en papier japonais précises à ±5 secondes par an
Résumer cet article avec l’IA
Du papier traditionnel japonais sur le cadran d’une montre à plus de 3 000 dollars ? Chez Citizen, l’idée est beaucoup moins étrange qu’elle n’en a l’air.
La manufacture japonaise dévoile deux nouvelles éditions limitées de sa collection haut de gamme The Citizen : les AQ4100-65X et AQ4106-00B.
Leur particularité ? Des cadrans réalisés en papier Tosa washi fabriqué artisanalement au Japon, derrière lesquels se cache un mouvement Eco-Drive capable d’atteindre une précision annoncée de seulement ±5 secondes par an.
Le tout dans un boîtier en Super Titanium de 38,3 mm.
Et les deux montres ont beau partager la même base technique, elles proposent des personnalités assez différentes.
NB : Les images proviennent du communiqué de presse et sont malheureusement de mauvaises qualités, nous essaierons de les changer rapidement.
Du papier japonais pour alimenter une montre solaire
L’association peut sembler paradoxale.
Pourtant, Citizen utilise le papier Tosa washi sur certains cadrans The Citizen depuis 2017.
Ce papier traditionnel japonais possède une propriété particulièrement intéressante pour la technologie Eco-Drive de Citizen : sa structure permet à la lumière de traverser le cadran afin d’atteindre la cellule photovoltaïque située en dessous.
La montre peut ainsi conserver un véritable cadran texturé sans empêcher son mouvement d’être alimenté par la lumière.
Une technologie qui a largement participé à différencier Citizen des autres grandes marques de montres japonaises, aux côtés de Seiko, Casio ou encore Orient.
Pour ces deux nouveautés, Citizen s’est tourné vers des artisans de la préfecture de Kochi, qui fabriquent le papier selon des méthodes traditionnelles.
Et chaque cadran possède naturellement de petites variations.
Autrement dit, même sur une production de plusieurs centaines d’exemplaires, deux cadrans ne devraient jamais être parfaitement identiques.

The Citizen AQ4100-65X : un cadran rouge particulièrement réussi
La première référence est probablement celle qui attire immédiatement le regard.
La The Citizen AQ4100-65X reçoit un cadran rouge foncé fabriqué à partir de Tosa Tengujoshi, un papier japonais réputé pour son extrême finesse.
Sa texture reste parfaitement visible et permet d’obtenir un rouge beaucoup moins uniforme qu’une simple finition laquée ou soleillée.
Citizen ajoute quelques touches dorées, notamment sur la trotteuse et sur l’aigle placé à 12 heures.
Le contraste fonctionne particulièrement bien.
Le boîtier et le bracelet sont quant à eux réalisés en Super Titanium avec traitement Duratect Platinum.
Selon Citizen, son Super Titanium est environ 40 % plus léger que l’acier inoxydable tout en offrant une dureté approximativement cinq fois supérieure.
Le traitement Duratect Platinum vient renforcer cette résistance tout en donnant au métal une apparence argentée particulièrement lumineuse.
Cette version sera limitée à 300 exemplaires dans le monde.
Son prix annoncé : 3 000 dollars.

AQ4106-00B : papier Unryushi, fibres dorées et titane Sakura Pink
La seconde proposition prend une direction complètement différente.
La The Citizen AQ4106-00B utilise cette fois du papier Unryushi.
Sa fabrication intègre de longues fibres directement dans le papier, donnant naissance à des motifs irréguliers que Citizen compare à des nuages.
Des fibres dorées viennent également traverser le cadran.
Le résultat est nettement plus organique que sur la version rouge : en fonction de la lumière et de l’exemplaire, le dessin du cadran devrait apparaître légèrement différent.
Citizen associe ce cadran clair à un boîtier en Super Titanium traité Duratect Sakura Pink, donnant au métal une teinte rose particulièrement discrète.
Le bracelet métallique de la première référence disparaît également au profit d’un bracelet en cuir de crocodile.
Cette version sera produite à 350 exemplaires dans le monde et annoncée à 3 100 dollars.
Seulement ±5 secondes… par an
Le cadran attire l’attention, mais techniquement, le chiffre le plus impressionnant est probablement ailleurs.
Les deux montres utilisent le calibre Citizen A060.
Il s’agit d’un mouvement Eco-Drive à quartz de haute précision annoncé à :
±5 secondes par an.
Pas par jour.
Ni par mois.
Par an.
Pour donner un ordre d’idée, une montre mécanique affichant une dérive de seulement cinq secondes par jour serait déjà considérée comme correctement réglée.
Citizen joue donc ici dans une catégorie totalement différente.
Et surtout, cette précision est obtenue de manière autonome, sans synchronisation permanente avec une antenne radio, un smartphone ou un satellite.
C’est un bon exemple de ce que l’on oublie parfois lorsqu’on oppose montre à quartz, automatique et mécanique à remontage manuel : le quartz ne désigne pas forcément une horlogerie bas de gamme.
À l’autre extrémité du spectre, certains mouvements quartz sont justement développés pour atteindre des niveaux de précision qu’une montre mécanique classique ne peut pas approcher.
Et Citizen va encore plus loin dans sa gamme The Citizen avec son calibre 0100, annoncé à ±1 seconde par an.

Eco-Drive : 50 ans de technologie solaire
Le calibre A060 profite naturellement de la technologie Eco-Drive, dont Citizen célèbre les 50 ans en 2026.
Le principe est simple : la montre transforme la lumière naturelle ou artificielle en énergie électrique.
La cellule photovoltaïque est cachée derrière le cadran, ce qui explique justement l’intérêt d’un matériau comme le papier washi, capable de laisser passer suffisamment de lumière.
Une fois complètement chargées, ces deux The Citizen peuvent fonctionner jusqu’à 18 mois en mode économie d’énergie.
La montre solaire n’est évidemment plus une exclusivité de Citizen. Seiko, Casio et même certaines maisons suisses utilisent aujourd’hui des technologies similaires. Nous expliquons d’ailleurs leur fonctionnement dans notre dossier consacré aux montres solaires.
Plus récemment, nous avons également découvert l’Alpina Startimer Pilot Solarmetre, une montre suisse capable de fonctionner jusqu’à dix mois sans exposition à la lumière.
Mais Citizen conserve un avantage historique évident : la marque travaille sur cette technologie depuis plusieurs décennies et l’a déclinée sur une immense partie de son catalogue.

Un calendrier perpétuel et quelques fonctions invisibles
Le calibre A060 ne se contente pas d’être précis.
On retrouve également un calendrier perpétuel, capable de gérer automatiquement les mois courts et les années bissextiles jusqu’au 28 février 2100.
Citizen ajoute plusieurs fonctions beaucoup moins visibles mais intéressantes :
- détection des chocs ;
- mécanisme de verrouillage protégeant le mouvement ;
- correction automatique de la position des aiguilles ;
- changement instantané du calendrier à minuit ;
- réglage indépendant de l’aiguille des heures.
C’est une philosophie assez différente de celle d’une montre mécanique traditionnelle : moins spectaculaire à observer, mais technologiquement redoutable.
38,3 mm : Citizen reste raisonnable
Bonne nouvelle également concernant les dimensions.
Les deux références adoptent un boîtier de 38,3 mm de diamètre pour 12,2 mm d’épaisseur.
Une taille plutôt polyvalente qui correspond bien au positionnement élégant de la collection The Citizen.
Le verre bénéficie d’un traitement antireflet multicouche et l’étanchéité atteint 10 bar, soit 100 mètres.
Pas question d’en faire une véritable montre de plongée, mais c’est largement suffisant pour une montre destinée à être portée quotidiennement.
L’aigle, symbole de The Citizen
Difficile également de manquer l’aigle placé à 12 heures.
Il ne s’agit pas simplement d’un élément décoratif.
L’aigle constitue le symbole de la collection The Citizen et apparaît également sur la couronne et le fond du boîtier.
Citizen l’associe notamment à la vision à longue distance de l’animal et à l’idée d’anticipation, mais aussi au lien durable entre une montre et son propriétaire.
Un petit détail qui permet surtout d’identifier immédiatement ces modèles comme appartenant à la gamme la plus ambitieuse du constructeur japonais.
Fiche technique des The Citizen AQ4100-65X et AQ4106-00B
| Caractéristique | AQ4100-65X | AQ4106-00B |
|---|---|---|
| Collection | The Citizen | The Citizen |
| Mouvement | Citizen A060 Eco-Drive | Citizen A060 Eco-Drive |
| Précision | ±5 sec./an | ±5 sec./an |
| Diamètre | 38,3 mm | 38,3 mm |
| Épaisseur | 12,2 mm | 12,2 mm |
| Boîtier | Super Titanium | Super Titanium |
| Traitement | Duratect Platinum | Duratect Sakura Pink |
| Cadran | Tosa Tengujoshi | Tosa Unryushi |
| Verre | Dual Sphere avec antireflet | Dual Sphere avec antireflet |
| Autonomie | Jusqu’à 18 mois en économie d’énergie | Jusqu’à 18 mois en économie d’énergie |
| Calendrier | Perpétuel | Perpétuel |
| Étanchéité | 100 m | 100 m |
| Bracelet | Super Titanium | Cuir de crocodile |
| Édition limitée | 300 exemplaires | 350 exemplaires |
| Prix annoncé | 3 000 $ | 3 100 $ |
| Sortie | Octobre 2026 | Octobre 2026 |
Les caractéristiques complètes des deux références sont disponibles dans le communiqué officiel publié par Citizen.
L’avis d’UDM : le quartz devient beaucoup plus intéressant quand Citizen le pousse aussi loin
À plus de 3 000 dollars, le mot “quartz” peut encore en faire hésiter certains. Et pourtant, ce serait probablement passer à côté de ce que proposent réellement ces deux The Citizen.
Car nous sommes assez loin de la montre à quartz classique.
Citizen combine ici trois de ses grandes spécialités : l’Eco-Drive, le Super Titanium et la haute précision, avant d’ajouter un élément beaucoup plus traditionnel avec ces cadrans artisanaux en papier washi.
C’est justement ce contraste qui nous plaît.
D’un côté, un matériau japonais utilisé depuis des siècles et travaillé artisanalement.
De l’autre, un mouvement capable de fonctionner grâce à la lumière et de ne dériver théoriquement que de cinq secondes sur une année entière.
Et visuellement, notre préférence va probablement à l’AQ4100-65X et son cadran rouge Tengujoshi.
Le mélange du rouge profond, des petites touches dorées et du titane clair lui donne énormément de personnalité sans transformer la montre en objet trop démonstratif.
Les 38,3 mm sont également une très bonne nouvelle.
Reste évidemment le prix.
À 3 000 et 3 100 dollars, ces deux Citizen viennent directement chercher des montres mécaniques particulièrement sérieuses.
Mais les comparer uniquement sur le prestige d’un mouvement mécanique serait presque manquer le sujet.
Citizen ne cherche pas ici à imiter une montre suisse.
La marque propose au contraire quelque chose de très japonais : un cadran issu d’un savoir-faire traditionnel, une recherche poussée sur les matériaux et une technologie horlogère extrêmement précise.
Et finalement, c’est probablement beaucoup plus intéressant ainsi.
The Citizen AQ4100-65X
Prix annoncé : 3 000 $
Édition limitée : 300 exemplaires
The Citizen AQ4106-00B
Prix annoncé : 3 100 $
Édition limitée : 350 exemplaires
Disponibilité annoncée : octobre 2026.

