Cette montre pilote suisse peut fonctionner 10 mois sans voir la lumière
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Dix mois enfermée dans un tiroir et toujours à l’heure lorsqu’on la ressort. C’est la promesse assez étonnante de la nouvelle Alpina Startimer Pilot Solarmetre.
Présentée à l’occasion des Geneva Watch Days de cette année, cette nouvelle venue marque surtout une petite révolution dans la collection Startimer Pilot : c’est la première fois qu’Alpina y installe sa technologie solaire Solarmetre.
Et plutôt que de transformer sa montre pilote en objet ouvertement technologique, la manufacture suisse a fait exactement l’inverse. À première vue, pratiquement rien ne permet de deviner ce qui se cache derrière son cadran.
Une montre solaire qui ne ressemble pas vraiment à une montre solaire
Le principe est relativement simple.
Le cadran de la Startimer Pilot Solarmetre est légèrement translucide. Il laisse passer la lumière jusqu’aux cellules photovoltaïques placées juste derrière, qui la convertissent ensuite en énergie électrique.
La montre peut profiter de la lumière naturelle comme de la lumière artificielle. L’énergie produite est stockée dans une batterie rechargeable et utilisée pour alimenter le calibre quartz solaire AL-140.
L’intérêt est évidemment de ne plus avoir à changer régulièrement une pile.
Mais Alpina va assez loin sur l’autonomie : une fois complètement chargée, la Startimer Pilot Solarmetre peut continuer à fonctionner jusqu’à 10 mois dans l’obscurité totale.
Autrement dit, même après plusieurs mois oubliée dans une boîte à montres, elle est théoriquement capable de continuer à donner l’heure.
La technologie a été développée au sein du groupe par la manufacture suisse La Joux-Perret. Et son intégration est probablement ce qu’il y a de plus réussi ici : les cellules solaires restent dissimulées derrière le cadran.
Pas de grande surface photovoltaïque apparente ni de design sacrifié sur l’autel de la technologie.

Alpina a aussi eu la bonne idée de passer à 38 mm
Le mouvement n’est d’ailleurs pas la seule nouveauté.
Alpina adopte pour ces Startimer Pilot Solarmetre un boîtier de 38 mm de diamètre et seulement 9,32 mm d’épaisseur.
C’est particulièrement intéressant pour une montre de pilote, une catégorie historiquement habituée aux diamètres assez généreux.
Le résultat devrait être beaucoup plus facile à porter au quotidien, y compris sur les poignets plus fins.
Le boîtier en trois parties conserve malgré tout un vrai travail de finition, avec un mélange de surfaces sablées, satinées et polies selon les versions.
Et Alpina n’a pas profité du passage au solaire pour rogner sur le reste : on retrouve un verre saphir traité antireflet, un fond vissé et une étanchéité de 10 ATM, soit 100 mètres.
De quoi dépasser largement le simple rôle de montre habillée.
Trois Startimer Pilot Solarmetre au lancement
Alpina propose trois configurations.
La première associe un boîtier en acier à un cadran noir grainé et un bracelet en cuir noir avec surpiqûres blanches. C’est probablement la plus classique du trio.
La seconde conserve le boîtier en acier mais passe à un cadran bleu marine et un bracelet textile Cordura assorti, pour un résultat plus sportif.
Enfin, la troisième change davantage de registre avec un boîtier en acier traité PVD champagne, un cadran brun et un bracelet NATO beige sable.
Un détail permet également d’identifier ces nouvelles Solarmetre : le traditionnel triangle rouge d’Alpina laisse ici sa place à un bleu azur, que l’on retrouve notamment sur le contrepoids de la trotteuse et dans plusieurs détails du cadran.
Les trois modèles affichent les heures, les minutes, les secondes ainsi qu’une date positionnée à 3 heures.

Une alternative suisse intéressante au solaire japonais
Le solaire n’a évidemment rien de nouveau dans l’horlogerie.
Citizen en a même fait l’une de ses spécialités avec Eco-Drive, une technologie aujourd’hui disponible sur un nombre considérable de montres. Casio et Seiko occupent également ce terrain depuis longtemps.
Ce qui rend cette Alpina intéressante est donc moins l’idée d’une montre alimentée par la lumière que la manière dont cette technologie est intégrée dans une montre suisse traditionnelle.
La Startimer conserve ses codes de montre d’aviation, son cadran grainé, son verre saphir, ses finitions et des dimensions particulièrement raisonnables. Le solaire vient essentiellement supprimer une contrainte.
C’est une approche pragmatique du quartz haut de gamme : moins romantique qu’un calibre mécanique, certes, mais particulièrement cohérente pour une montre pensée pour être fiable et facile à utiliser.
Et la présence de La Joux-Perret derrière Solarmetre rend la suite intéressante à observer. La manufacture appartient, comme Alpina, au groupe Citizen. Son savoir-faire solaire pourrait donc progressivement trouver sa place dans davantage de montres suisses.

À partir de 1 095 euros
Les deux versions en acier — cadrans noir et bleu marine — sont affichées à 1 095 € sur le site français d’Alpina.
La déclinaison PVD champagne avec cadran brun monte à 1 195 €.
À ce niveau de prix, la Startimer Pilot Solarmetre se situe évidemment très au-dessus de nombreuses montres solaires japonaises. Il faut donc davantage la considérer comme une montre suisse premium ayant adopté le solaire que comme une concurrente directe des Eco-Drive les plus accessibles.
Les premières expéditions sont annoncées au cours du mois de novembre 2026.
Avec ses 38 mm, son épaisseur contenue, ses 100 mètres d’étanchéité et surtout ses dix mois d’autonomie, cette Startimer possède en tout cas un argument assez rare : on peut presque oublier qu’elle fonctionne grâce au soleil. Et c’est probablement le meilleur compliment que l’on puisse faire à une montre solaire.
