Yema place une météorite vieille de 4,5 milliards d’années au cœur de sa nouvelle Navygraf
Un véritable morceau de météorite au poignet. Yema dévoile une nouvelle Navygraf Meteorite CMM.10, une montre de plongée française qui associe un cadran taillé dans la météorite de Muonionalusta, un boîtier entièrement réalisé en titane et le calibre Manufacture CMM.10 développé par la marque à Morteau.
Limitée à seulement 150 exemplaires numérotés, cette nouvelle Navygraf conserve des proportions assez contenues avec ses 39 mm de diamètre, tout en affichant une étanchéité de 300 mètres et une réserve de marche de 70 heures.
Mais son principal intérêt reste évidemment son cadran : chaque exemplaire possède des motifs naturellement différents.

Un véritable morceau de météorite sur le cadran
Yema n’utilise pas ici une simple finition reproduisant l’aspect d’une météorite.
Le cadran est réalisé à partir de Muonionalusta, une météorite métallique composée principalement de fer et de nickel, dont la formation remonte à environ 4,5 milliards d’années.
Une fois le matériau découpé et travaillé, il révèle des lignes cristallines caractéristiques appelées figures de Widmanstätten. Elles se sont formées lors du refroidissement extrêmement lent du métal.
Leur disposition varie naturellement d’un fragment à l’autre. Deux Navygraf Meteorite de la même référence ne possèdent donc pas exactement le même cadran.
C’est sans doute ce qui donne le plus de caractère à cette édition.
Yema accompagne d’ailleurs chaque montre d’un certificat attestant l’authenticité et la provenance de la météorite.
La marque détaille cette construction directement sur la présentation officielle de la Navygraf Meteorite.

Une Navygraf entièrement réalisée en titane
La météorite attire immédiatement l’attention, mais cette édition ne se contente pas d’un nouveau cadran.
Yema adopte également une construction entièrement en titane Grade 2, aussi bien pour le boîtier que pour le bracelet.
Le boîtier mesure 39 mm de diamètre pour 46 mm de corne à corne et seulement 11 mm d’épaisseur.
Des proportions plutôt contenues pour une montre affichant une étanchéité de 300 mètres.
La Navygraf reçoit également une lunette tournante unidirectionnelle à 120 crans et un verre saphir double dôme. Sa couronne est vissée afin de participer à la résistance à l’eau de l’ensemble.
Le titane présente également l’avantage d’être plus léger que l’acier, un point intéressant sur une montre destinée à être portée quotidiennement.
Pour comprendre ce que représentent réellement les 300 mètres annoncés, notre guide revient sur l’étanchéité des montres et les différentes valeurs ATM.

Le calibre Manufacture CMM.10 fabriqué à Morteau
À l’intérieur de cette Navygraf, Yema utilise son Calibre Manufacture Morteau 10, plus communément appelé CMM.10.
Ce mouvement mécanique automatique fonctionne à 28 800 alternances par heure et offre une réserve de marche annoncée de 70 heures.
La marque communique également une précision comprise entre -3 et +5 secondes par jour. Il s’agit ici des performances annoncées par Yema et non de mesures réalisées par notre rédaction.
La conception, l’assemblage, le réglage et les contrôles sont effectués dans les ateliers de Morteau. Yema indique également travailler avec des composants français et suisses produits dans un périmètre relativement proche de sa manufacture.
Le fonctionnement et la conception de ce mouvement sont détaillés sur la page officielle du calibre CMM.10.
Avec 70 heures d’autonomie, la montre peut être retirée pendant une bonne partie du week-end sans nécessiter immédiatement une remise à l’heure. Notre guide explique plus précisément à quoi sert la réserve de marche d’une montre.

Une vraie montre de plongée malgré son cadran spectaculaire
Le risque avec un cadran aussi particulier aurait été de transformer la Navygraf en simple objet de collection.
Yema conserve pourtant les caractéristiques qui définissent cette famille de montres.
Les grands index appliqués et les aiguilles utilisent du Super-LumiNova BGW9 Grade A, avec une émission lumineuse bleutée dans l’obscurité.
La lunette conserve également sa graduation destinée à mesurer le temps écoulé, tandis que l’étanchéité atteint toujours 300 mètres.
Même le fond transparent en saphir permet d’observer le calibre CMM.10 sans sacrifier cette résistance à l’eau.
Cette approche correspond assez bien à l’évolution récente de Yema : proposer des montres plus ambitieuses techniquement tout en conservant les codes historiques de ses principales collections.
Nous revenons justement sur l’histoire, les mouvements et le positionnement de la maison française dans notre avis complet sur les montres Yema.

Seulement 150 exemplaires produits
La Yema Navygraf Meteorite CMM.10, référence 22.26.10.64.TNL.M, est limitée à seulement 150 exemplaires numérotés.
Yema annonce des livraisons à partir de fin octobre 2026.
Chaque montre bénéficie également d’une garantie internationale de cinq ans.
Concernant le prix, la boutique officielle adapte normalement le tarif au pays sélectionné. Lors de notre dernière vérification, la fiche accessible affichait 3 350 dollars. Nous préférons donc ne pas indiquer artificiellement un tarif français en euros tant que celui-ci ne peut pas être confirmé directement depuis la boutique officielle pour le marché français.

Notre avis sur la Yema Navygraf Meteorite CMM.10
Le cadran en météorite pourrait facilement n’être qu’un argument spectaculaire. Pourtant, cette Navygraf apporte également plusieurs évolutions intéressantes.
Le passage au titane est presque aussi important que le cadran lui-même. Yema conserve un diamètre de 39 mm et une épaisseur de seulement 11 mm tout en proposant 300 mètres d’étanchéité, un bracelet assorti et un mouvement Manufacture offrant 70 heures de réserve de marche.
Nous apprécions également que la marque n’ait pas cherché à surcharger son cadran. Les motifs naturels de la météorite suffisent à lui donner une identité très forte.
Cette édition vise évidemment un public plus restreint que les Navygraf les plus accessibles. Mais entre le titane, le CMM.10, la production de seulement 150 exemplaires et surtout un cadran naturellement différent sur chaque montre, elle possède suffisamment d’arguments pour ne pas être considérée comme une simple déclinaison esthétique.
Et il faut reconnaître qu’il y a quelque chose d’assez particulier à regarder l’heure sur un matériau formé il y a environ 4,5 milliards d’années.

